Le petite histoire chemin de fer à la Chapelle-Craonnaise
Le 26 juin 1881, le conseil municipal prend connaissance du tracé de la ligne de chemin de fer, elle doit passer à la "Touche". Pour ce projet, le conseil municipal donne un avis très favorable le 24 janvier 1882. De plus la commune est retenue pour pour une "station" afin de desservir les commune d'Athée, Cosmes, Denazé et Peuton. Parce que cette "station semblait donner plus d'avantages que celle de Cossé-le-Vivien, plusieurs ajournements et pour cause de sécurité concernant le passage à niveau de la "Touche".
En 1883, une convention est passée entre l'entrepreneur des travaux et le propriétaire de la "Bezarderie" ou 1600 m/cubes furent éxtraits. En 1887, la commune s'inquiète de la lenteur des travaux et forme le voeux d'une mise en service dans les meilleurs délais, elle vent également la maison de la "Minée" qui sera aménagée en Hotel Restaurant.
La mise en service de la ligne de chemin de fer à lieu le 2 décembre 1888.

Le Journal des transports : revue internationale des chemins de fer et de la navigation. 05/03/1888. (extrait BNF)

Journal des chemins de fer - 24 novembre 1888 (extrait BNF)
En 1905, le conseil municipal, dans un souci de commodité forme le voeux qu'une voiture de voyageurs soit ajoutée au départ de la gare de Craon au train de 6H30 du soir ce qui éviterait aux correspondants de Chateau-Gontier un arrêt de 2 heures à Craon. Cette ligne fut d'une importance capitale pour le développement de la commune en commerce et pour son agriculture au cours du siècle dernier.
La desserte de cette ligne sera supprimée le 13 avril 1987.

La gare en 1976
Ligne 77/80 -> Laval (km 300.100) - Craon (km 337) Pouancé (km 360.300) - Chateaubriant
Laval - Craon - Pouancé - Ouverture le 2 décembre 1888
Pouancé - Chateaubriant - Ouverture le 23 décembre 1877
Laval - Craon - Pouancé - Fermeture au service voyageurs le 1er mars 1938
Au départ de Laval cette ancienne ligne desservait :
Laval
Saint-Berthevin (+ 6 km)
Montigné (+ 12 km)
Etrogne (+ 16 km)
Cossé-le-Vivien (+ 22 km)
La-Chapelle-Craonnaise (+ 28 km)
Craon (+ 37 km)
La-Selle-Craonnaise (+ 45 km)
Saint-Saturnin (+ 48 km)
Renazé (+ 50 km)
Chazé-Henry (+ 56 km)
Pouancé (+ 61 km)
Soudan (+ 70 km)
Chateaubriant (+ 77 km)
Dessertes voyageurs en juin 1933 :
- sens Laval - Craon - Chateaubriant: 3 trains quotidien
- sens Chateaubriant - Craon - Laval: 3 trains quotidien
Prix en anciens francs d'un aller simple en 1ère, 2ème et 3ème classe :
| Trajet | 1ère classe | 2ème classe | 3ème classe |
| Laval - Craon (37 km) | 16.65 | 11.25 | 7.35 |
| Laval - Pouancé (61 km) | 27.50 | 18.55 | 12.10 |
| Laval - Chateaubriant (77 km) | 34.70 | 23.40 | 15.25 |
La ligne à fait l'objet de déclassements successifs :
Section Saint-Berthevin (305.600) - Renazé (km 349.400) le 18 septembre 1992
sources : cheminot.net
Texte paru dans la collection "Le Patrimoine des communes de la Mayenne - Editions Flohic"
Au XIIe siecle, Isambart Seigneur de la Chapelle prend le nom de ce lieu. Son fils Affricain de la Chapelle, son petit fils Allemand et son arrière petit fils en sont également seigneurs. Puis au XIIIeme siècle, Jeanne de Quatrebarbes porte en mariage à Louis de la Tour-Landry cette seigneurerie, unie à La Motte Sorcin.
En 1725, Charles de la Corbière en est le possesseur.
Un de ses déscendants assiste à l'assemblée de la noblesse à Angers en 1789.
Le 15 novembre 1791, les Capello-Craonnais pétitionnent pour conserver leurs prêtres : "La crainte seule de les perdre nous trouble et nous déchrire, et nous regarderions comme les plus malheureux de nos jousrs celui où ils seraient forcés de se séparer de nous."
Michel Lecomte, chef royaliste du Craonnais, est natif de cette paroisse. Il est fusillé à Craon en janvier 1796.
L'arrivée du chemin de fer en 1888 contribue au développement de la commune.

"Les Chroniques Craonnaises" de M. DE BODARD DE LA JACOPIERE (1871)
LA CHAPELLE-CRAONNAISE, Capella Credonensis.
Patron : Saint Martin; présentateur : l'abbé de Vendôme.
En 1136, Innocent II confirma à l'abbaye de Vendôme la possession de cette église.
Isembart, père d’Allemand, d’Affricain, de Geoffroy, d’Hervé, chanoine, etc., était seigneur de cette paroisse au XIIeme siècle. Le cartulaire de La Roë parle souvent de lui et de ses enfants. Ils relevaient féodalement de Cosmes et de Méral. Ils rendirent la plupart des dîmes de La Chapelle-Craonnaise à l’abbaye de La Roë, qui y possédait un hébergement (herbergamentum) à Thorigné ou Torigné.
Allemand, époux d’Aalez, eut deux fils : Renaud et Gautier. (CLXXVIIe charte.)
En 1239, Affricain était seigneur de Thorigné. Il eut, de sa femme Jacqueline, un fils qu’il nomma Isembart, comme son grand-père. (CLXXVIe charte.)
Raoul de Thorigné était témoin au mariage du seigneur de Château-Gontier et d’Aloise de Laval.
En 1440, Fouquet, seigneur de Rumfort et du Pont-Randoul, en Cossé, marie sa fille, Jehanne de Thorigné, à Jacques de la Petite-Roë, seigneur de Fontaine-Couverte, de Livré et d’Azé.
En 1197, Gervais Cheorchin, seigneur de La Chapelle, épousa Pétronille de Laval, dame du four à ban de Laval ; elle n’avait même que la moitié, par indivis, de ce four, avec Sylvestre de la Volue.
Jean, fils du précédent, seigneur de Cosmes et d’Ampoigné, donna à La Roë le tiers de la grande dîme de Cosmes, deux parts de la petite, et fonda, en 1217, la chapelle de la Barre, en Cosmes. Il épousa Mathée de Cosmes ou de Coesmes, et donna au fief de la Garaudière, ou de la Buzarderie, la haute justice, *à l’exception des trois cas de meurtre, de mutilation et de rapt.
Jean, deuxième du nom, contesta les donations de son père; mais, ayant perdu son fils au siège de Chartres, il les ratifia, à son retour, devant Gellent, évêque d’Angers ; il y ajouta le sixième de la grande dîme qui lui restait encore, « ettotum cannabum, totumlinum et decimam suorum piscium tali pacto ut abbas de Rota, omni tempore jejunii, ad ser-viendum Domino in eccletia Sancti-Petri (de Cosmes) faceret. Hoc concessit Adela de Credone, uxor ejus et Paganus primogenitus ejus. » Cette citation, donnée par l’abbé Foucher, a été tirée d’un autre cartulaire que celui de La Roë. Dans celui-ci, plusieurs mots sont changés, et Adèle n’y est passurnommée de Craon. La CXXe charte ne parle pas non plus de faire l’office divin tous les jours de jeûne, mais d’établir au prieuré de Cosmes un troisième chanoine pour y faire l’office omni tempore.
Paganus ou Payen Cheorchin, fils de Jean II, donna aussi à La Roë une terre qu’il avait à Ampoigné, entre MonconseiletChochebelle. Ce dernier fief avait été donné à La Roë par Maurice Ier, fils de Hugues de Craon. (CXXI® charte.) « Et dédit duas partes præmitiarum agnorum, porcellorum, vitulorum, lanarum et oblationum quas capiebat in ecclesia Sancti-Petri de Cosmis et sepulturam corporum. »
La paroisse de La Chapelle semble avoir été plus habitée au xn* siècle que nos autres paroisses ; en outre de Thorigné et de Sorcin ou Cheorcin, on trouve dans. le cartulaire de La Roë, au Boisrond, un homme d'armes d’Allemand, nommé Raoul ; un autre Ernaud, à Estronié, etc. ; tous ces endroits se trouvent entre le Bourg-l’Évôque, La Chapelle et Cosmes, où habitaient plusieurs seigneurs ou propriétaires, nommés Aîlemand, Hervé, Guiton, Nicolas, Chotard, Pannetier, Renaud Démon, etc. (Charte LXV* et autres.) (Voy. Denazé.)
En 1700, Amaury de Madaillan, seigneur de Chauvigny, était seigneur de La Chapelle-Craonnaise, de Livré, d’Athée, etc.
En 1697, noble homme Chrét. de Freseaux, grenetier au grenier à sel de Craon, habitait la maison seigneuriale de Vilgrand.

Etude du nom Craon et La Chapelle Craonnaise
Le CRAON dont le nom latin est Credo, Credonium, Credona, Credonensis, parait être placé sous la sauvegarde de la prière, du> credo. Pourquoi pas, aussi bien que sous l'invocation d'un saint ?
Au moyen-âge, l'expression religieuse n'adoptait-elle pas et ne revêtait-elle pas toutes les formes ?
Et si l'on devait rejeter cette origine, celle qui viendrait du verbe latin creo n'aurait-elle pas à peu près le même sens, celui d'élection, de centre de population de choix, remarquable par sa piété, par sa ferveur. Le mot creonia, qui désigne le Craonnais, la contrée dont le chef-lieu est Craon, ne semble-t-il pas avoir pour radical celui de creo ?
Extrait de la monographie 'Signification des noms de lieux du département de la Mayenne' de Hippolyte Sauvage parue en 1868 consultable à la Bibliothèque Nationale de France.
| Le village voit ses origines au Moyen Age comme en atteste un manuscrit mentionnant la cure de La Chapelle-Craonnaise, en 1135. Son histoire est liée à celle de la famille de La Chapelle qui semble avoir eu une influence importante au 12e siècle. Lors de la Révolution, le village devint le centre de la chouannerie en Craonnais. Le principal héros de ce mouvement fut Jean Cottereau dit "Jean Chouan " dont la mémoire est restée populaire. Le prince de Talmontfut un autre chef de l'insurrection royaliste. Les témoignages du passé sont encore présents à La Chapelle-Craonnaise : butte féodale de la Motte-Sorcin, restes de la maison forte du 16ème à Vilgrand, manoir de Chauvigné de la même époque. L'église est d'origine romane et abrite de beaux éléments d'art sacré comme des retables en tuffeau et des fonts baptismaux en marbre rose ! |
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Histoire de la commune
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Etude du nom
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Monographie de 1899
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Histoire du chemin de fer
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Cahier de doléances
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Personnages célèbres
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L'histoire réinventée
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Chroniques de Louis LEMETRE
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