En 1899, les instituteurs et institutrices de la Mayenne ont participé, sous l’impulsion de l’inspecteur d’académie, à l’élaboration d'une œuvre collective qui fut présentée et récompensée à l’Exposition universelle de 1900.

Si la présentation imposée par l’inspection d’académie a été généralement respectée par la quasi-totalité des enseignants, les monographies sont assez inégales en quantité comme en qualité d’une commune à l’autre. La Chapelle Craonnaise comporte ainsi des mots de patois du haut anjou et un gravure représentant l'église en plus des cartes suggérées par l'inspection d'académie.

Vous pouvez lire la monographie de la Chapelle Craonnaise (version scannée) ici > pdf

Vous pouvez lire la monographie de la Chapelle Craonnaise (transrciption) ici > pdf

Le document original, avec les illustrations, est consultable en ligne sur le site du conseil général de la Mayenne - rubrique Archives.

Chaque commune de France aime s'enorgueillir de compter, parmi ses habitants, un ou plusieurs personnages célèbres ou ayant acquis une certaine notoriété. Notre petite commune n'échappe pas à la règle.

Michel Louis Lecomte

 

Liste des Maires de la commune   Liste des Curés de la paroisse
         
Nom du maire

Années

  Nom du prêtre

Années

         
 LECOT Gérard

2008 -

 

Paroisse de la Sainte Famille sur Oudon

 HOUTIN Michel

1989 - 2008

 

JULLIOT Raymond

2017 -

 GIGON Albert

1971 - 1989

 

JOPPA David

2012 - 2017
         
         
     

Commune de la Chapelle Craonnaise

 

 

 

BOUTTIER Jacques

1999 - 2008

 

 

 

LEROY

1989 - 1999

 

 

 

SOCHON

1964 - 1989

NION Georges

1953 - 1971

 

PICHON

1961 - 1964

BOUVIER Rene

1942 - 1953

 

CHANCEREUL

1954 - 1961

PERTRON Francois

1929 - 1942

 

LAMY

1947 - 1954

HAMME Louis

1912 - 1929

 

VANNIER

1940 - 1947

VERGER Louis

1870 - 1912

 

SOUTY

1920 - 1940

LOUVEAU

1837 - 1870

  BAILLY  1909 - 1920
FOURNIER

1830 - 1837

 

 COUDREUSE

 1884 - 1909
HOSSARD

1803 - 1830

   DUCHEMIN Adolphe Alexandre  1857 - 1884
GAULTHIER

1802 - 1803

   POTE Michel  1850 - 1857
CHEVALLIER

1799 - 1802

   DEVAUX  1835 - 1850
   

GROUASEL

1822 - 1835

 

ANGER Benjamin-Francois Benjamin-Francois

24/10/1789 - 1822

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'histoire réinventée

 

La Chapelle-Craonnaise fait partie d'un territoire qui s’appelle « l’Embuscadie ». Ecoutons "Pierrot des roulottes", de la compagnie du Rideau attelé nous conter cela.

 

Michel Louis Lecomte, alias Lecomte de Craon, ou de Chantepie (° 23 février 1770 La Touche à La Chapelle-Craonnaise - † 4 pluviose an IV (24 janvier 1796) Craon) fut un chef chouan de la Mayenne (région de Craon et de la Mayenne angevine) durant la Révolution française.

Fils de Louis Lecomte et de Michelle Marais, né le 23 février 1770 à La Touche en La Chapelle-Craonnaise, Michel Lecomte, ancien employé de la gabelle, déserta de l'armée régulière, fit en 1793 avec les Vendéens la campagne d'Outre-Loire (rive droite), et après la déroute du Mans, vint dans le pays de Craon, en Mayenne angevine, organiser la Chouannerie. Entre juin et septembre 1794, il parcourut le pays situé entre Craon, Pouancé et Segré pour y faire des recrues.

La division dont il prit le commandement, qui comptait comme principaux officiers Hamard (de Laigné), Beauchamp, Allard dit Condé (de Craon), s'étendait en Mayenne sur les paroisses de Craon, Athée, Laigné, La Roë, et en Maine-et-Loire sur le secteur de Nyoiseau-Pouancé ; elle agit presque toujours de concert avec celle de Jambe d'Argent ; elle était présente à l'attaque d'Astillé en juillet 1794. Lecomte opère des réquisitions écrites en septembre 1794 à Combrée puis à Athée, à sa ferme de Chantepie.

Il rencontre en mars 1795 à Craon le président du district de Segré, Bancelin, en vue de la paix, avec Dieusie, Houpert (dit Heudebert) et Ménard (dit Sans-Peur), chefs chouans de l'armée de Scépeaux issus du Maine-et-Loire. Il signe la paix à Craon, de même que Blin (dit L'Humanité) le 8 mars 1795 et est nommé chef de division par Scépeaux le 26 mars 1795 à la Daudaie près de Segré.

Après la mort de Monsieur Jacques († 11 décembre 1794), la soumission du général de Scépeaux (8 mars 1795) entraîna donc celle de Louis Lecomte, qui s'était mis sous ses ordres immédiats, mais qui reprenait bientôt les armes. Le 27 prairial an III (15 juin 1795) il convoqua tous les chouans des districts de Craon, Segré, La Guerche et Pouancé pour l'attaque de Bazouges devant Château-Gontier, qui se traduisit par un échec. Le 25 août, Scépeaux le confirme dans son grade ; vers le 10 septembre, il remporte un succès devant 350 grenadiers républicains de Craon au pont de la Chesnardière à Livré et près des bois de Laurière entre Livré et La Selle-Craonnaise. Le 27 octobre 1795, il vient avec sa division soutenir au combat de Cosmes Jambe d'Argent, au moment où celui-ci tombe, mortellement blessé.

Vers novembre 1795, présent au combat qui se livra sous le château de Bourmont, où il était allé rejoindre Scépeaux il y sauva la vie à un prisonnier qui allait être fusillé. Celui-ci s'attacha à son sauveur et mérita quelque temps le surnom de Caniche. En décembre 1795, à Chambellay, il dut se replier face à un détachement du Lion-d'Angers. Le mois suivant, (nuit du 3 au 4 pluviose an IV) une nuit que Louis Lecomte se reposait avec quelqu'un des siens dans son repaire de Rouge-Écu (à Châtelais), Caniche alla prévenir la garnison républicaine de Craon, qui s'empara du chef chouan, le traîna à Craon, où il fut fusillé dans le pré du Mûrier avec 13 personnes de son état-major (dont Verdier (menuisier), l'un de ses hommes, et un prêtre réfractaire) (24 janvier 1796). Après sa mort, une partie de sa division se réunit aux chouans de la division de Segré et Pouancé.

Ses exploits ont servi à Victor Hugo pour son roman Quatrevingt-Treize:

« [...] Sachez d’abord que monseigneur le marquis, avant de s’enfermer dans cette tour où vous le tenez bloqué, a distribué la guerre entre six chefs, ses lieutenants ; il a donné à Delière le pays entre la route de Brest et la route d’Entrée ; à Treton le pays entre la Roë et Laval ; à Jacquet, dit Taillefer, la lisière du Haut-Maine ; à Gaullier, dit Grand-Pierre, Château-Gontier ; à Lecomte, Craon ; Fougères, à monsieur Dubois-Guy, et toute la Mayenne à monsieur de Rochambeau ; de sorte que rien n’est fini pour vous par la prise de cette forteresse, et que, lors même que monseigneur le marquis mourrait, la Vendée de Dieu et du Roi ne mourra pas. [...] »

 

copie du registre paroissial de la commune (Archives départementales)


Biographie de Michel-Louis Lecomte extraite de Wikipédia